🇫🇷 Je pensais que la France possédait le plus grand nombre de CAESAR au monde. Puis j’ai regardé les chiffres.

La petite info du dimanche après-midi !

Un nom romain, un acronyme bien français (CAmion Équipé d’un Système d’ARtillerie), un canon français… cela semblait presque logique.

Eh bien non.

Visiblement, César n’a pas perdu le goût des conquêtes. Et il a probablement plus de tampons sur son passeport que la plupart d’entre nous.

Selon KNDS France, 800 systèmes ont désormais été commandés ou livrés dans 15 pays.

Mais attention : vendu, commandé, livré, déployé ou réellement disponible, ce n’est pas la même chose.

Petit tour d’horizon avec les derniers chiffres publics solides :

🇸🇦 Arabie saoudite : 132 CAESAR vendus selon un rapport du Sénat

🇺🇦 Ukraine : 120 CAESAR déployés en octobre 2025 selon KNDS

🇫🇷 France : 75 CAESAR en parc fin 2025, avec une cible de 120 en 2030 puis 150 en 2035

🇨🇿 République tchèque : 62 commandés

🇮🇩 Indonésie : 55

🇱🇹 Lituanie : 48 commandés

🇲🇦 Maroc : 36

🇪🇪 Estonie : 12 livrés et 12 supplémentaires commandés

🇲🇾 Malaisie : 18 commandés

🇹🇭 Thaïlande : 6

La Belgique, l’Arménie, la Croatie, le Portugal et la Slovénie complètent cette communauté internationale.

Impossible, en revanche, d’établir un classement parfaitement rigoureux à partir de ces seuls chiffres : certains décrivent des ventes historiques, d’autres des commandes futures ou des matériels effectivement déployés.

Une chose est néanmoins certaine : le CAESAR est devenu un véritable succès mondial.

Et derrière ce succès, il n’y a pas que KNDS France.

Il y a ses salariés, ses sous-traitants, mais aussi la DGA, les équipes du ministère des Armées, nos ambassades, les attachés de défense et tous ceux qui accompagnent ces contrats à l’international.

Un CAESAR ne se vend pas uniquement parce qu’il est performant. Derrière ces contrats, il y a des années de travail industriel, diplomatique et militaire.

Et pour notre industrie, c’est une excellente nouvelle.

Ces exportations font vivre les chaînes françaises, préservent les compétences, soutiennent les investissements et permettent de préparer la montée en cadence.

Elles contribuent donc directement à notre souveraineté industrielle.

Mais livrer un canon n’est que le début de l’histoire.

Ensuite, il faut fournir les pièces, remplacer les tubes, produire les munitions, former les maintenanciers et organiser les réparations pendant plusieurs décennies.

Avec 15 pays clients, le prochain défi du CAESAR sera donc aussi celui du MCO.

Les commandes font le succès.

La disponibilité fait la puissance.

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